Comme je le mentionnais alors en Novembre 2014, ici, mes collègues de boulot avaient réussi a me convaincre de participer au semi-marathon de Bordeaux. Je débutais alors en running et ma plus belle performance ne dépassait pas encore les 8km. On était bien loin des 21 requis.

marathon-de-bordeauxAujourd’hui, ma médaille pend au miroir de ma chambre et c’est vraiment avec fierté que j’ai envie de revenir sur cette journée, aussi connue sous le nom « du jour qui m’a piqué au virus de la course ». Malheureusement pour nous, la météo a été bien capricieuse.

20h30 : Nous avons commencé en regardant les marathoniens partir sous une pluie battante et n’étions pas vraiment rassurées sur notre propre sort. J’imaginais déjà 2h30 de calvaire plus que de bonheur. Mais l’ambiance était pour le coup réchauffée et j’étais, comme mes collègues, totalement impatiente de prendre le départ de ce semi nocturne, plein de promesses.

21h30 : Ça y est, le départ du semi est donné. Mais vêtue d’un k-way et d’un pare-dessus transparent digne d’une descente des bûches à Disney, je ne m’élance pas encore. C’est tellement frustrant … Ça n’avance pas, personne ne bouge et pourtant, tout le monde commence à s’énerver. En réalité, une petite inondation empêche les coureurs des derniers sas de se rapprocher de la ligne de départ. Après 20 min de galère, et l’assassinat d’un bon paquet de buissons de terre-plein central, je suis enfin partie.

La course se déroule pour moi sans heurts. Je tiens ma droite pour ne gêner personne. Je suis sur-motivée et cet effet n’est que décuplé au 5ème km, lorsque nous rejoignons les marathoniens (qui eux, en ont déjà parcourus 25). Le parcours est sympa et un public nombreux borde la route. Les marathoniens râlent … et oui, les semi-marathoniens les moins rapides se retrouvent dans les pattes de ceux qui visaient les 4h/4h30. Je ne m’attendais franchement pas à tout ça.

Les premières difficultés arrivent après les jardins publics, un passage boueux et sombre. J’en ressort bien moins motivée qu’au début et surtout étonnement fatiguée. Mais bon on ne lâche rien, les 3 quarts du parcours sont déjà passés et franchement, à quoi bon abandonner au bout de 17 km.

00h30 : Enfin arrivée !! Temps à ma montre (enfin appli), 2h38. Je suis ravie, c’est mieux que ce que j’espérais et ma meilleure moyenne en terme de vitesse jusqu’alors. Tout mes efforts ont portés leurs fruits, bien que mes genoux ne parviennent plus à se plier et que je sois rapidement prise par le froid (malgré ce bon vieux k-way et 21 km d’effort sportif derrière moi).

Mais le pire n’est pas encore passé. Et non, il faut maintenant rejoindre le tram a plus d’un kilomètre de l’arrivé. En soit ce n’est pas énorme, mais après 21 ou 42 km, tout le monde s’en est plaint. Mais bon, à ce moment là, je ne boudais pas ma joie d’avoir accompli ce que je pensais être l’impossible.

Si je devais y voir un seul bémol, ça aurait été les ravitaillements. C’était ma première course et je n’avais aucun point de comparaison alors je n’aurais en aucun cas attaqué l’organisation et les fantastiques bénévoles. Mais j’ai constaté déçue qu’il n’y avait plus rien à manger ou de vivifiant pour les derniers. Et marathon et semi inclus, j’étais très loin d’être véritablement le dernière à passer la ligne. Même la pluie n’a pas autant gâché la fête.

Dans l’ensemble cela dit, j’en garde un excellent souvenir. Je me souviens encore des jours suivants, toute courbaturée où je n’avais qu’une seule idée en tête : participer de nouveau à une course. Mais ça, je vous le garde pour le chapitre suivant.

Et vous, des souvenirs de course qui vont marqué(e)s ?